J’ai choisi de lire ce livre car je savais que je pourrais y dénicher quelques conseils utiles pour les runners. Et je n’ai pas été déçu car il y a 4 leçons essentielles à retenir. Je vous les révèle dans un instant.

Le fil conducteur du livre retrace l’ascension de 4 sommets de plus  8 000 m par Mike Horn. Et ceci dans le plus pur style alpin, c’est à dire sans cordée et sans oxygène.

Ces moments du livre sont passionnants car Mike Horn nous explique toutes les difficultés de la montagne. Un texte donne plus de détails que des images et permet vraiment de ressentir les sensations et d’avoir l’impression d’être à côté de Mike dans la montagne. Cela m’a vraiment permis de comprendre que l’altitude est un milieu très hostile. Il y a le froid et le vent. Mais la luminosité représente aussi un danger pour les yeux. Et d’après les récits de Mike, on voit que l’absence d’oxygène entraîne pleins de conséquences sur le fonctionnement du corps humain. Là haut, au delà de 7 500 mètres, chaque pas demande un effort important pendant que l’esprit fonctionne au ralenti. Voici une anecdote. A un moment sur l’arête d’un sommet, Mike risque la chute s’il continue de marcher. Alors son esprit ordonne aux jambes de s’arrêter, mais les ordres arrivent avec tellement de retard, que les jambes avancent toutes seules comme un automate. Et heureusement, le corps s’immobilise enfin à un pas d’une chute mortelle.

On comprend mieux pourquoi le taux d’accidents mortels est si élevé même parmi les montagnards les plus expérimentés et aguerris. Là-haut, la moindre erreur se paye cash.

Mike Horn relate aussi qu’en haut des sommets, la solidarité entre montagnards est quelque chose de particulier. Elle peut s’avérer périlleuse pour celui qui en fait preuve. Lui-même lors de son premier sommet 8 000 mètres, il en a fait la mauvaise expérience en prêtant son piolet à un roumain en difficulté.

En parallèle de la quête des 4 sommets de 8 000 mètres, le récit du livre nous explique la vie de Mike Horn.

De sa jeunesse en Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid en 1974 jusqu’à 2015. Le jeune Mike est épris de nature et dés qu’il le peut il passe son temps dehors quelque soit le temps. Ses parents jouèrent un rôle important et lui donnèrent une éducation qui le pousse à aller au delà des choses déjà vues.

A 17 ans, Mike s’engage dans l’armée et va servir son pays qui est en guerre contre l’Angola. Il va servir dans les Forces spéciales et atteint le grade de Lieutenant à 18 ans. C’est alors la première épreuve de sa vie. A 43 ans, son père meurt d’un cancer.

Mike nous explique sa rencontre avec un Bushman qui lui donne un apprentissage qui lui sera toujours utile pour s’orienter quelque soit l’endroit où il se trouve.

A 20 ans, Mike quitte l’armée et fait des études à l’université. Il est déjà en décalage avec ses compatriotes de son âge. Car lui a déjà côtoyé la mort alors que son entourage est encore plein d’innocence.

En 1989, il est embauché par son oncle qui a monté une affaire d’import-export en fruits et légumes. Tout se passe bien dans la vie de Mike : belle voiture, une moto, une maison, beaux vêtements… sauf que l’ennui gagne Mike. Alors il décide de tout plaquer et d’aller dans un des trois pays qui acceptent les résidents d’Afrique du Sud : la Suisse.

Avec 50 dollars, un sac à dos et des vêtements, une autre vie commence… difficilement. Faite de petits boulots de saisonnier qui lui permettent de s’initier au ski, et aussi de rencontrer l’amour de sa vie : Cathy, une néo-zélandaise. Mike devient moniteur de rafting et s’essaye avec succès au canyoning, au parapente et à la nage en eaux vives. Mike prend conscience que le dépassement de soi est son moteur. Et plus exactement “être en contact avec la nature et aller à l’essentiel de l’humain”.

En 1992, cela fait deux ans que Mike est en Suisse et il s’est forgé une solide réputation d’un gars qui n’a pas froid aux yeux et qui est fou de sport. Ce qui attire la firme italienne de montres Sector dont le slogan est ” No Limits” a lui proposé un partenariat. Ce qui lui permet de devenir “Aventurier professionnel”. A partir e ce moment là, Mike peut inventer des exploits inédits dans des destinations au bout du monde. Sa passion devient son métier. La naissance de sa première fille en 1993 ne constitue pas un frein. Au contraire, quand Mike part, il doit s’assurer qu’il rentrera.

En 1997, il monte sa première grande expédition : la traversée de l’Amérique du Sud avec notamment la descente de l’Amazone en hydrospeed : 6 437 km.

Ensuite, ce sera le tour de la Terre sans moyen motorisé, en suivant la ligne de l’équateur avec au programme, la traversée de l’Atlantique, de la forêt amazonienne, de l’Afrique… Dix-sept mois d’aventures relatées dans un livre : Latitude zéro.

  En 2002, c’est le projet Arktos : vingt mille kilomètres autour du cercle polaire en solitaire en traversant l’Europe du Nord, le Groenland, le canada, l’Alaska et la Sibérie. Et toujours sans moyen motorisé ! Comment s’adapter à une température qui tourne autour de -50°C ? Comment survivre à une rencontre avec un ours polaire? Comment éviter les pièges de la dérive des glaces ? Si cela vous tente, Mike donne deux, trois conseils dans son livre.

Dans la suite du livre, Mike nous raconte aussi d’autres aventures passionnantes que je vous invite à découvrir.

Et puis en 2015, c’est un autre drame qui frappe Mike et les siens : son épouse meurt d’un cancer.

Après plusieurs tentatives cours de toutes ces années, c’est en juillet 2015 que Mike réussit enfin l’ascension du K2, son quatrième 8 000 mètres.

Voici les 4 principes que Mike suit tout au long de sa vie et de ses aventures. Et chaque coureur à pied peut s’inspirer de ces 4 principes pour continuer à vivre sa passion.

Les 4 règles sont les suivantes :

  • Choisir un défi : planifier
  • Viser la simplicité
  • S’adapter
  • Etre libre

Choisir un défi

Chaque année Mike Horn se demande quel challenge il va relever dans l’année qui arrive. Qu’est ce qui va mobiliser toute son énergie.

Pour un coureur à pied, cette étape est aussi un grand classique. Il faut se fixer des objectifs de courses à pied. Choisir dans le calendrier une, deux, trois épreuves,… qui vont constituer un but, un cap. Ensuite tout va s’articuler autour de ces épreuves : l’entraînement, les vacances, etc…

Viser la simplicité

Mike explique que pour comprendre les dangers de l’enfer vert, la jungle amazonienne, il se renseigne auprès des Forces Spéciales au Brésil. Et on lui donne des livres. Il découvre qu’il y a 300 espèces de serpents en Amazonie. Comment faire pour retenir ceux qui sont les plus dangereux ? Il faut simplifier : arracher les pages des serpents non mortels et ne retenir qu’une short list de seulement… dix bestioles réellement dangereuses ! Même travail pour la botanique sauvage.

Quelle leçon en tirer pour notre quotidien de runner? Il faut savoir voir au delà des premières impressions de Monsieur Tout le monde. Face à un obstacle, il faut analyser et voir ce qu’on peut faire. C’est ça, il faut devenir acteur et prendre des décisions. Devenir responsable. Par exemple, pour celui ou celle qui n’a jamais couru un marathon et qui a un entourage peu encourageant du style : “t’es fou, tu n’y arriveras jamais, c’est trop dur…”, dites vous plutôt ce que vous devez faire pour y arriver. Analyser les étapes à franchir. Eliminer les “290 serpents non mortels” et ne retenez que les 10 importants.

S’adapter

Quand Mike est dans la jungle, il est et il pense jungle. Quand il dans le froid polaire, il pense à ne pas faire d’erreur fatale pour ne pas finir congelé. Mike sait s’adapter à des environnements très différents.

Pour un runner, c’est pareil. Il faut savoir courir un trail dans la boue sous la pluie ou une course en plein cagnard sans mettre sa vie en danger. Pour chaque difficultés, il y a des règles parfois faciles à suivre. Il suffit de les connaître et donc de les avoir apprises.

Etre libre

Mike a calculé pour nous que nous avons 30 000 jours dans une vie. Et ce qui important, c’est de pouvoir décider comment remplir ces jours. Etre libre de son temps.  C’est cela la définition de la Liberté.

Dans la vie de runner, il y a bien sur les compétitions, mais pas que. Il y a aussi les sorties d’entraînement dans des coins de nature magnifiques. Il y a des rencontres fugaces avec des animaux, des vues, des personnes qui suffisent à embellir une journée. Il y des moments de partage avec d’autres passionnés de ce sport. Voilà tout ce que la course à pied vous apporte et qui rime aussi avec Liberté.

Et pour terminer, voici un dernier conseil de Mike : “il faut garder les pieds sur terre pour pouvoir toucher les étoiles”.

Mon avis :

J’ai appris comment cet homme s’est construit et comment il a construit cet aventurier connu du grand public.

J’ai appris des leçons de vie en écoutant les règles qui guident Mike. Cela m’a conforté dans l’idée de choisir des principes de vie et de les suivre en permanence.

A travers Mike, j’ai vu les conditions de vie dans les environnements extrêmes.

En conclusion, j’ai appris beaucoup de choses en lisant ce livre. Bien plus que je ne l’imaginais en commençant ce livre.

C’est pourquoi je vous en conseille vivement la lecture et que je vous invite à partager votre avis avec nous.

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Mike Horn – Vouloir toucher les étoiles

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