1er septembre 2018, dépêche de l’AFP : Ultra Trail du Mont Blanc : Jornet renonce à mi-parcours suite à une piqûre d’abeille.

L’espagnol Kilian Jornet, grand nom du Trail a dû jeter l’éponge au kilomètre 85 vers 3h00 du matin alors qu’il était dans le trio e tête. Il a été piqué par une abeille 3 heures avant le départ de de la course. Kilian est allergique et a développé une réaction à cette piqûre. Et malgré les soins prodigués avant la course, il a ressenti après le passage de Courmayeur en Italie, des difficultés à respirer, des nausées, des douleurs à la poitrine.

Nous pouvons admettre que c’est une décision sage dont il faut s’inspirer au cas où cela nous arriverait à nous, pauvres coureurs anonymes aux performances moyennes.

Cela me fait penser aussi au témoignage d’un français qui avait participé avec moi au marathon de New-York en 2010. Le lendemain de la course, il nous racontait dans le bus « Thomas Cook » sa mésaventure : en plein milieu de la course, une espèce de mosquito géant aux allures de guêpes fonce sur lui et se pose sur son crane et le pique ! Inquiet, notre compatriote s’arrête au poste de secours. Mais il ne parle pas un mot d’anglais. Il désigne alors sa tête avec son index en tapotant dessus. Les soigneurs ne le comprennent pas et lui essuie le front. Par chance, il ne développe aucun signe clinique inquiétant et termine la course. Imaginez un instant : faire un si long voyage au-dessus de l’atlantique, venir courir LE MARATHON que tout le monde rêve de courir et abandonner par malchance à cause d’une piqûre d’un insecte qui vous a choisi dans la foule des 40 000 coureurs et autres milliers de supporters ! Cette histoire nous a bien fait rire car elle se terminait bien.

Voici une autre histoire plus tragique.
En vacances en Corse il y a quelques années, je lis dans la presse régionale qu’un coureur est mort percuté par une voiture. En effet, aveuglé par le soleil couchant, le conducteur n’avait pas distingué l’homme qui courait en cette fin de journée sur le bord du chemin.

Et voici un autre scénario plus chanceux, c’est la malchance arrivée à un coureur de mon club en vacances cet été et toujours en Corse… Un chauffard a doublé un autre véhicule et son rétro a accroché le coude de mon copain. Résultat : juste une coupure superficielle mais très sanguinolente…

Et je conclus sur une de mes mésaventures : la seule fois où j’ai dû appeler à l’aide mon épouse pour venir me rechercher au milieu d’un parcours de 10 km. C’était un mois d’octobre, et je trainais une douleur derrière la cuisse depuis quelques temps mais il fallait que je m’entraîne en vue du marathon de la Rochelle. Alors que je longeais tranquillement une propriété et son allée laide de sapins (j’ai horreur des « murailles vertes de thuyas ! »), le chien de cette propriété m’a fait peur et j’ai fait un bond de côté. A cause de ce geste brusque, j’ai ressenti comme une décharge électrique dans la cuisse et c’était impossible de continuer à courir. Heureusement que j’avais mon portable pour appeler « mon taxi » et éviter de rentrer en marchant durant 5 km, ce qui m’aurait valu en prime un bon coup de froid.

Ces cinq histoires m’inspirent la rédaction d’un article sur quelques règles de bases de sécurité, ou plutôt quelques bonnes pratiques que nous devrions tous suivre.

Lorsque nous partons faire une sortie d’entraînement (seul ou en groupe), voici quelques règles de bon sens :

  • Prendre un téléphone sur soi
  • Prévenir son entourage du circuit effectué et de la durée de la sortie
  • Avoir sur soi un papier avec le numéro d’un proche à appeler*

Lorsque nous participons à une compétition :

  • Si l’organisateur le propose lors de l’inscription, donner le numéro d’un proche à prévenir
  • Si l’organisateur le propose, indiquer les coordonnées d’un proche à prévenir sur le verso du dossard
  • Prendre un téléphone sur soi et entrer les coordonnées de l’organisateur ou du numéro de secours.
  • Avoir sur soi un papier avec le numéro d’un proche à appeler*
  • En cas de coure à l’étranger, Avoir sur soi un papier avec quelques phrases** traduites dans la langue du pays (merci Google traduction)

Vous l’avez compris, l’objectif dans ce moment-là est de donner l’alerte aux secours le plus vite possible afin de gagner de précieuses secondes, être capable d’expliquer son problème quel que soit l’endroit et ensuite pouvoir prévenir ses proches pour les informer.

Bien sûr, je vous souhaite que vous n’ayez jamais à déclencher une procédure d’appel à l’aide, mais il faut mieux prévenir que d’être totalement dépourvu au moment redouté…

* : pour protéger le papier de l’humidité, vous pouvez le plastifier ou le glisser dans un sac muni d’un zip.

** : Liste de phrases utiles à traduire (je compte sur vos commentaires pour enrichir cette liste) :

  • J’ai des nausées
  • J’ai mal à la tête
  • J’ai mal ici
  • J’ai été piqué par un insecte
  • Je n’ai plus de force
  • J’ai mal au ventre
  • J’ai envie de vomir
  • J’ai mal aux pieds
  • J’ai des crampes
HELP…

Post navigation


Laisser un commentaire