Quand je commençais à courir et que je voyais des coureurs déguisés lors d’une course, j’étais admiratif. Mais l’admiration laissait vite place à d’autres réflexions : « qu’est-ce qu’il doit avoir chaud là-dessous ! » ou « qu’est-ce que ça doit gratter ! ».

La première fois que j’ai couru, c’était en MM’S Jaune ! C’était au semi-marathon de Phalempin près de Lille en plein mois de juin. Le but était de faire la promotion de la 1ère édition de la Sequedingue. Le semi de Phalempin est un semi sérieux et nous devions être seulement 2 ou 3 fous à se déguiser. Et pendant la course, j’ai été surpris de la bonne réaction du public. Imaginez une rangée de personnes de tout âge sur le bord e la route, qui regardent un flux continu de coureurs passe sous leurs yeux. Leur visage est neutre. Quand soudain, un hurluberlu arrive déguisé en tapant dans les mains des petits. A ce moment-+là, le sourire passe sur « On » et les encouragements fusent : « Allez Jaune » ou « Je vais te manger MM’S ! ». C’est le plus beau souvenir que j’ai de toutes mes participations au semi de Pahalempin.

Autre lieu, autre histoire. Nous sommes à Sequedin, dans la banlieue Lilloise, et plus exactement dans les Weppes. La Sequedingue avait lieu le 3ème dimanche d’octobre et nous voulions qu’elle soit atypique. Atypique sur les distances : un 8 km et un 14 km. Atypique sur le parcours : mélange de routes et de sentiers avec beaucoup de relance. Et atypique dans l’ambiance avec des animations musicales et un challenge du meilleur déguisement. L’ambiance était au top et nous avons pu faire 3 éditions avant de devoir arrêter à cause de la menace terroriste sur le pays, et des contraintes trop strictes de sécurité à notre goût.

Pour illustrer la bonne humeur qui rayonnait à chaque fois sur les visages des coureurs, des bénévoles et du public, voici un florilège de photos :

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Depuis 2014, avec mes amis Serge et Fred, nous participons à la Transbaie. Le dakar des courses ! 17 km entre Saint-Valery-sur-Somme et Le Crotoy, avec en plat de résistance la traversée aller-retour de la baie de Somme à marée basse (lisez l’article qui est dédié : https://objectif-running.com/la-transbaie-fuyez-la-maree/).

A la transbaie, il y a une ambiance extraordinaire à cause de la difficulté de courir dans la vase et aussi parce qu’une bonne partie des coureurs sont déguisés. Chaque année voit défiler son lot de Marins avec une bouée autour de la taille, de superhéros, de daltons ou de romains…

Avec Serge et Fred, c’est devenu un incontournable. Nous choisissons un thème et nous achetons un costume en conséquence : une année c’était l’espace, l’autre la préhistoire et en 2018, la réintroduction du requin dans la baie de somme…

Voici les preuves :

Au vu de mes expériences, voici quelques conseils pour choisir son déguisement.

En premier, il faut penser à la température. Par exemple, on va éviter de courir en homme de Cro-magnon et donc dénudé en période d’hiver ou printanière.

Et à l’inverse, on évitera les déguisements trop chauds en période estivale. Il faut penser à ce qu’on va devoir porter sur le corps mais aussi sur la tête. Si je prends mon déguisement de MM’S. J’ai la tête à l’air libre et il y a de grandes ouvertures au niveau de la tête et des jambes. C’est donc pas mal au niveau de la ventilation. Mais ce type de déguisement devient quand même insupportable au-dessus de 20°C. La fois où je l’ai porté, les conditions météo étaient fraiches et j’ai tout de même beaucoup tyranspiré !

Ensuite, il faut penser aux échauffements. Ceux qui vont donner des brûlures de peau qui peuvent aller jusqu’au sang ! Méfiez-vous des coutures et des tissus abrasifs. C’est pour cela que je conseille de porter une couche de vêtement technique en dessous du déguisement. Ce vêtement technique doit être près du corps et favoriser l’évacuation de la transpiration.

Troisièmement, il faut tester l’amplitude des mouvements. C’est évident que le déguisement doit permettre de courir… pendant longtemps. C’est pourquoi il faut parfois faire des ajustements. Par exemple, sur le déguisement de requin, nous avions fait une fente au niveau des jambes pour avoir une amplitude totalement libre.

Quatrièmement, il faut savoir gérer des imprévus et penser à un plan B. Par exemple, le déguisement de requin nous a vite occasionné des irritations au niveau des mollets. La cause était due au sable qui se mettait dans la mousse du déguisement et qui venait frotter nos jambes comme de la toile émeri. Alors la solution a été de courir en tenant dans chaque main un pan du vêtement.

Pour le déguisement d’Alien, j’avais un masque. J’ai réussi à le conserver tout au long de la course même si j’ai beaucoup transpiré du visage. Mais mon plan B était de le prendre à la main en cas de difficulté majeure.

Cinquièmement, prenez le temps de bien boire aux ravitos, car courir déguisé rime souvent avec plus de sueur qu’à la normale. D’où un risque de crampe qui augment.

Et pour finir, pensez à immortaliser ces instants magiques et les sourires que vous déclenchez. Donc usez et abusez des selfies et photos. Et si vous voyez un journaliste sur le bord de la route, arrêtez-vous et vous ferez probablement la une du journal local !

Pour vous déguisé, il y a tout ce qu’il faut sur Amazon :

Courir Déguisé…

Post navigation


Laisser un commentaire