A propos de l’auteur

Christopher McDougall est né en 1962 aux Etats-Unis. Il est journaliste et collabore avec de nombreux magazines dont Men’s Health. Il a été correspondant pour l’Agence Associated Press pendant les guerres civiles en Ouganda et au Rwanda. Et il est coureur de longues distances.

Chronique et points forts de « Born to Run (né pour courir) »

La préface de Kilian Jornet donne tout de suite le ton. En quelques mots, elle vous met l’eau à la bouche en vous annonçant tout ce que vous allez voir, entendre, respirer, goûter, toucher dans ce récit qui vous capte dès la première page…

Résumé du livre

Dans ce livre, Christopher Mc Dougall nous emmène à la quête de deux graals.

Il a y a d’abord la quête des Tarahumaras qui sont de formidables athlètes capables de courir des ultra marathons plusieurs jours de suite. Et il y a la quête de la meilleure façon de courir des longues distances sans se blesser car la sanction médicale est tombée pour Christopher : pour lui, la course, c’est mauvais et c’est synonyme de douleur au-delà de 5 km.

Les deux quêtes vont de pair. Pour se remettre à courir longtemps, autant découvrir les secrets des meilleurs coureurs de fond de la planète.

Au début du récit, les Tarahumaras apparaissent comme fantomatiques. On se pose les questions suivantes : existent-ils vraiment ? Que sait-on d’eux ?

Il s’agit d’une tribu mexicaine très discrète qui vit dans un endroit reculé au sein d’une contrée inhospitalière : les Copper Canyons. Pour les approcher, il faut que Christopher se fasse aider par un certain Caballo blanco, l’homme qui courait comme les chevaux. Caballo blanco sera le trait d’union entre cette tribu et le monde occidental.

Si ce sont les meilleurs coureurs du monde, pourquoi ne gagnent-ils pas toutes les plus grandes courses d’ultratrail ? En fait, ils ont déjà fait des incursions aux Etats-Unis, emmenés par un certain Rick Fisher. Cet américain a réussi plusieurs années de suite à aligner une équipe de Tarahumaras sur l’épreuve de la Leadville Trail 100. Ce Trail de 100 miles (160 km) représente l’équivalent de quatre marathons d’affilée, dont deux dans le noir, avec deux fois 800 mètres de dénivelé au beau milieu et la ligne de départ se trouve à 3 000 m d’altitude dans une vallée des rocheuses.

Le récit nous décrit une édition de cette course qui entra dans la légende. Ce fut l’année où les Tarahumaras affrontèrent Ann Trason, coureuse américaine qui dominait le monde de l’ultratrail.

Je vous laisse découvrir dans le livre qui a gagné…

Mais la course la plus mythique de tous les temps serait d’organiser une épreuve qui rassemble les meilleurs ultratrailers et les Tarahumaras sur le terrain de jeu des indiens.

C’est idée folle qui germa dans la tête du Caballo blanco. Et dans la deuxième partie du livre, nous allons voir comment il s’y est pris, quels ultratrailers occidentaux se sont laissés convaincre et comment la course s’est passée. A votre avis qui a gagné ?

En parallèle des aventures des Tarahumaras, l’auteur nous emmène à la recherche de la meilleure technique de course pour courir longtemps et sans se blesser. Au fur et à mesure des rencontres qu’il fait, il arrive à la conclusion que courir, ça s’apprend. Et il découvre les bonnes postures à adopter qui vont lui permettre de participer à la course de 80 km avec les Tarahumaras !

Pour les chapitres liés à cette problématique, l’auteur nous emmène progressivement vers les techniques de course minimalistes, c’est-à-dire la course à pieds nus. Il passe en revue tous les arguments : de l’explosion des statistiques de blessures suite à l’apparition des baskets à semelles compensées inventées par Nike, à la description de son apprentissage de nouvelles techniques et sa joie d’enchaîner les kilomètres sans douleur.

Et ce n’est pas tout, dans ce livre, nous trouvons pleins de mini histoires telles qu’un superbe portrait d’Emil Zatopek, le champion tchèque, ou l’histoire de l’équipe américaine de marathon des années 70 emmenée par Franck Shorter, ou encore la naissance de la Western 100, c’est-à-dire la première fois qu’un homme a couru 100 miles.

Et au cœur de l’ouvrage, l’auteur livre une théorie qui explique pourquoi l’homme est fait pour courir. Et là, nous faisons un bond en arrière dans la préhistoire, il y a plus de 200 000 ans. Homo erectus pratiquait la chasse au gibier à l’épuisement. En effet, l’homme est capable de courir longtemps sur de grandes distances et il est capable de respirer en courant tout en éliminant le surcroit de chaleur par la sudation, facilitée par le fait qu’il ne possède pas de fourrure. Tandis qu’une antilope, bien que capable de courir vite sur de courtes distances, doit s’arrêter régulièrement pour respirer et éliminer la chaleur corporelle. Donc à condition de réaliser un travail en équipe sous forme de relais, l’homme est capable de pousser une antilope au bout de ses forces après une course de plusieurs dizaines de kilomètres. C’est aussi grâce à cette technique, qu’Homo Erectus a probablement pris le dessus sur l’homme de Néandertal qui préférait le combat direct avec des gros gibiers du type mammouth ! En effet, il y a 45 000 ans, la terre a connu la fin de l’ère glaciaire. La forêt a reculé au profit de la savane. Les gros gibiers ont disparu au profit des espèces comme les antilopes et les Néandertaliens n’ont pas su s’adapter, tandis qu’Homo Erectus a pu prospéré.

Critique du livre

C’est le livre qu’il faut avoir dans sa bibliothèque de runners. D’un point de vue culture, on apprend pleins de choses.

D’un point de vue récit, on vit les aventures de ces Tarahumaras et des héros ultratrailers de ce livre. On a vraiment l’impression de courir à côté d’eux.

Points forts :

Le livre est très bien structuré et comporte tout au long un véritable fil rouge. C’est un formidable récit d’aventures.

A la fin de ce livre, on prie pour les Tarahumaras soient le plus longtemps préservés et gardent leurs traditions

Et on ne reste pas indifférent aux techniques de course évoquées. Personnellement, j’ai envie d’aller plus loin et de rechercher des livres sur les techniques mentionnées…

Points faibles :

Il y a très peu, si ce n’est cette mise en garde : il y a beaucoup de personnages, ce qui exige un minimum de concentration et une lecture continue.

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